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Les politiques budgétaire et monétaire devraient rester accommodantes en Inde. Le contexte macroéconomique est redevenu plus favorable.
2018 fut une année exécrable pour la plupart des marchés émergents, à lâexception notable de lâInde, avec une hausse de 5,9% en monnaie locale pour lâindice SENSEX (bien que la roupie ait cédé 9% par rapport au dollar). Ce résultat sâexplique principalement par les afflux de capitaux considérables dont ont bénéficié les fonds communs en actions domestiques, pour un montant proche de 20 milliards de dollars, soit plus que les 4,6 milliards désengagés par les investisseurs institutionnels étrangers. Cette performance est dâautant plus impressionnante si lâon se rappelle les événements locaux qui ont secoué le marché lâan dernier, notamment la crise de liquidité en août, à la suite du défaut dâIL&FS, un grand bailleur de fonds destinés aux infrastructures qui nâavait pas honoré plusieurs obligations à court terme. Ce problème tient à un déséquilibre entre lâactif et le passif de la société. En effet, IL&FS souscrivait des prêts à court terme pour financer des projets dâinfrastructure à long terme, une stratégie risquée en cas de tarissement de la liquidité à court terme. La crise de liquidité subséquente qui affecta lâensemble du secteur financier a depuis pu être évitée par la banque centrale indienne (RBI), qui est intervenue pour soutenir le marché.

